Protection de l'éco-système et des générations à venir ?? !! ?? OU Croissance, surconsommation et pollution.
Le Modèle du crowdsourcing
Écrit par Bernard Bass
Dimanche, 14 Février 2010 11:00
Science de l'information et de la communication
Crowdsourcing : un nouveau modèle économique
En 2006 un nouveau business model et sa définition sont rédigés par Jeff Howe et Mark Robinson, rédacteurs dans le magazine Wired qui fait office de « référence en matière de prospective des nouveaux usages des technologies de l’information » (4).
Introduction
Le terme Crowdsourcing, nouveau phénomène calqué sur l'outsourcing, a été créé pour « témoigner de processus d’externalisation mis en œuvre par différentes entreprises » (4). Le crowdsourcing consiste dans la réalisation d'un projet en sous-traitance qui utilise la créativité et le savoir-faire de personnes compétentes, cela à moindre coût. Le monde de l'open source et du web 2.0 se mêle volontiers au jeu du crowdsourcing. Alors que l'outsourcing serait un type de collaboration réservé aux professionnels, le crowsourcing se rapproche plus d'une externalisation par la masse.
Développement
Quelques principes Le modèle du Crowdsourcing repose sur des principes déjà mis en avant dans l'Outsourcing. Jeff Howe nous l'explique : les exécutants sont dispersés dans le monde entier, leurs missions sont souvent de courte durée, des spécialistes dans leurs domaines sont en charge des créations, le Crowdsourcing n'améliore pas la qualité mais la quantité et laisse une place importante à l'exécutant pour résoudre les difficultés rencontrées.
Mise en avant de l'information Plutôt que d'utiliser un mot dont on ne connaît finalement pas vraiment le sens, une traduction du Crowdsourcing par "Espace collaboratif de travail pour le bien commun" pourrait être proposée, la mise en commun des ressources et le partage des résultats avec la communauté web 2.0 ayant pour but l'innovation sous le regard de tous.
« Le mécanisme sert d’abord au transfert de connaissances estime Karim Lakhani qui étudie le phénomène depuis plusieurs années et pour qui le mécanisme permet d’intégrer l’expertise qui se trouve à la périphérie. Nous avons là un système distribué (ou disséminé) d’innovation au potentiel considérable, estime ce professeur de la Harvard Business School. » 6
«L’Homo communicans», par Jacques Mousseau est un article qui étend et analyse partiellement le livre «L’Utopie de la Communication» de Philippe Breton aux éditions La Découverte. «L’Utopie de la Communication» apparaît comme un ouvrage à consulter, avec de nombreux exemples permettant d’appréhender les propos de son auteur.
Une société de communication
La société moderne met en avant la communication comme une solution à de nombreux problèmes mais sa vaste définition est-elle la même pour tout le monde ? Que permet la communication ? De s’informer ? De partager des connaissances ? De déformer également certaines informations volontairement ou maladroitement ?
Pour trouver une place sur le marché de l’emploi, les métiers de la communication sont au devant de la scène, l’économie est portée par l’enthousiasme généré autour de la création de divers appareils qui servent à communiquer et qui sont toujours plus perfectionnés : téléphone, radio, télé, informatique, satellite, domotique... L’accélération des échanges modifie les perceptions que nous avons de notre environnement et de nous même. Ce monde vaste à parcourir physiquement est devenu minuscule et accessible à chacun, en tout lieux, à l’aide d’appareils de communication, il se transformerait en village virtuel selon Marshall McLuhan, habité par une nouvelle société axée sur la communication.
Un tel enthousiasme pour la communication serait t’il uniquement la conséquence de la création de nouveaux appareils servant à communiquer ? La société marxiste n’aura pas accompagné la mise en avant des technologies de communication qui resteront essentiellement des outils au service du gouvernement, le peuple n’étant pas encouragé à communiquer...